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Wikipédia au secours de la recherche ?

Article 1 470 - Posté le 23-05-2012 à 13:45

Wikipédia au secours de la recherche ?

Le savoir coûte cher, trop cher, surtout lorsqu’il est compilé dans des revues scientifiques honteusement onéreuses. Fort de cette constatation, David Willetts, le ministre britannique des universités et de la science, a récemment contacté Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia. Objectif : faire aboutir le Gateway to Research Project (« Projet de passerelle vers la recherche »), « une plateforme en ligne permettant à chacun de consulter gratuitement et sans condition toutes les publications subventionnées par l’État britannique ». « À partir du moment où les contribuables placent leur argent dans la recherche intellectuelle, on ne peut pas leur interdire d’y accéder », a justifié David Willetts le 3 mai dernier, dans le cadre d’une interview accordée au quotidien britannique The Guardian.

Ce portail devrait voir le jour au mieux en 2014. Il reposera sur le même principe de commentaires et de discussions que Wikipédia : les chercheurs pourront ainsi corriger, discuter et recommander les articles de leurs pairs. David Willetts considère pour ce faire que « les conseils de la personne qui a créé Wikipédia (...) seront extrêmement utiles », notamment « sur le format dans lequel les articles académiques devront être publiés et les normes de données », et souligne que « Jimmy Wales peut s’assurer que nous maximiserons le potentiel collaboratif et la valeur ajoutée d’un tel portail ».

Cité par le Guardian, David Prosser, directeur exécutif du réseau Research Libraries UK d’une trentaine de bibliothèques universitaires en Grande-Bretagne et en Irlande, se réjouit que ce projet œuvre pour une évolution vers des données de recherches standardisée : « Le souci c’est qu’il y a toutes ces données, et elles sont dans des tas de formats différents, et ne sont pas interopérables, et pas archivées correctement, et cela va disparaître et il y a un danger de trou noir des données. Le fait que le gouvernement parle de faire quelque chose pour ça est absolument fabuleux. » Quant au ministre des universités et de la science, il annonce d’ores et déjà « un bouleversement sismique pour l’édition scientifique ».

Des publications scientifiques inabordables.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte de vaste remise en question du système des publications des recherches scientifiques, dans le monde entier. Le 21 janvier dernier, Timothy Gowers, décoré de la médaille Fields en 1998, publie sur son blog un billet dans lequel il explique sa décision de boycotter le néerlandais Elsevier, l’un des plus grands groupes d’édition de revues scientifiques avec quelque 2 000 titres différents. Motif, des prix prohibitifs : l’abonnement annuel à Biochimica et Biophysica Acta, la revue la plus chère du catalogue, se monnaye à 18 710 euros ; mais aussi des systèmes d’abonnements à des « bouquets » de titres, ainsi que le soutien du groupe aux lois Sopa, Pipa et RWA — ce dernier, le « Research Works Act », visant à empêcher le libre accès aux recherches même si elles sont financées par des fonds publics.

Une semaine plus tard, 34 mathématiciens lui ont déjà emboîté le pas. Ensemble, ils rédigent un texte, The Cost of Knowledge (« Le coût du savoir »), dans lequel ils reprennent les arguments de Gowers. A ce jour, 11 775 se sont associés à cette pétition, s’engageant à boycotter le groupe Elsevier et à ne plus participer à ses jurys de relecture. En France, des mathématiciens s’étaient déjà mobilisés contre une autre maison d’édition, Springer. Une pétition avait été mise en ligne dès le 5 janvier, qui dénoncent comme « inacceptables » deux clauses imposées par Springer : l’« impossibilité de réduire le montant engagé en sélectionnant les revues auxquelles les bibliothèques s’abonnent » et l’« augmentation contractuelle des prix chaque année, très supérieure à l’inflation ».

Le 17 avril dernier, l’université américaine de Harvard, une des mieux dotées au monde, annonçait le plus pouvoir faire face aux prix des abonnements aux revues scientifiques, dont le coût « s’élève à 3,73 millions de dollars actuellement ». Espérons que ces initiatives aboutiront à une prise de conscience collective du problème du coût d’accès à la connaissance, et seront l’amorce d’une évolution en profondeur des pratiques des maisons d’édition.




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400 € d’amende pour avoir piraté un compte Facebook

Article 1 469 - Posté le 23-05-2012 à 13:40

400 € d’amende pour avoir piraté un compte Facebook

Un jeune garçon vient d’être condamné par le tribunal correctionnel d’Angers à 400 euros d’amende avec sursis pour avoir modifié la photo de profil Facebook d’un de ses professeurs. Le lycéen avait piraté le compte de l’enseignant pour effectuer ces retouches.

En septembre 2010, un professeur de philosophie de Maine-et-Loire voyait sa photo de profil Facebook retouchée, puisqu’un chapeau chinois et une paire de moustaches lui avaient été ajoutées. La police est alors remontée jusqu’à l’auteur des faits, grâce à son adresse IP.

Un élève de ce professeur avait réussi à cracker le mot de passe du compte Facebook de l’enseignant, depuis l’ordinateur de ses parents. L'accusé, qui a reconnu les faits, s’était défendu en affirmant qu’il ne s’agissait que d’une « simple blague », comme le relate Ouest France. Quelques mois avant les faits, il avait été exclu de son lycée, suite à un litige avec cet enseignant, comme nous l’a confirmé son avocat, Maître Jean-Noël Bouillaud.

Le professeur décide alors d’engager des poursuites contre cet élève, sur la base de l’article 323-3 du Code pénal. D’après ce texte, le fait de modifier frauduleusement des données contenues dans un système de traitement automatisé de données - tel que Facebook, est puni de « cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende ».

Lundi, la justice a décidé de donner raison au professeur de philosophie, et a puni le garçon d’une amende de 400 euros avec sursis. Il devra également verser des dommages et intérêts à sa victime, à hauteur de 300 euros pour son préjudice moral, ainsi que de 100 euros pour son préjudice matériel (notamment au titre des démarches qu’à du engager l’enseignant auprès de Facebook), soit un total de 400 euros.




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Microsoft impose Windows Phone 7.5 pour le Marketplace

Article 1 468 - Posté le 23-05-2012 à 13:39

Microsoft impose Windows Phone 7.5 pour le Marketplace

D'ici deux jours, ceux qui tenteront d'accéder au Marketplace et de télécharger une application depuis leur smartphone Windows Mobile 7.0 auront droit à un message d'erreur. C'est ce qu'explique Microsoft dans un court billet. Il sera donc indispensable de faire la mise à jour vers l'édition 7.5 du système d'exploitation (nom de code Mango). Faute de quoi, il sera impossible de télécharger ou d'effectuer une update de la moindre application.

En avril dernier, c'était Zune qui interdisait l'acquisition d'applications, dès lors que la mise à jour vers Windows Phone 7.5 n'avait été réalisée. Microsoft met donc un point final à l'édition 7.0 de son OS, sorti fin 2010. Il aura fallu moins d'un an à Microsoft pour produire la mise à jour Mango, et moins de deux pour définitivement mettre un terme à la version 7.0.

Rappelons que l'update vers Mango est très simple à effectuer et que toute la procédure à suivre se trouve sur le site web de Microsoft.




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