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Il a fallu plus de 1000 années-homme pour développer Google

Article 1 032 - Posté le 18-01-2012 à 13:41

Il a fallu plus de 1000 années-homme pour développer Google

Le N°1 de la recherche Internet vient de mettre en ligne un site qui dévoile des statistiques impressionnantes sur son moteur : sa création, ses coulisses, son fonctionnement, etc. De quoi rester bouche bée.

La page "Under The Hood" (sous la capuche) révèle les chiffres et les statistiques liés au business de Google dans la recherche en ligne. De quoi avoir une plus ample vision de ce qu'encaisse son site chaque jour, mais aussi de l'investissement humain qu'il demande et a demandé pour exister.

Le moteur de recherche gère ainsi plus d'un milliard de requêtes par jour. Il a d'ailleurs traité 450 milliards de requêtes uniques, depuis son lancement en 2003. Chacune des recherches qu'il effectue fait parcourir environ 2500 de kilomètres à l'information avant qu'elle n'arrive à l'internaute.

Autre chiffre colossal : plus de 1000 années-homme (une année-homme correspond au travail effectué par une personne en douze mois) ont été nécessaires pour le développement de l'algorithme de recherche de Google.

Pour préparer l'index, il a fallu 1 million d'heures passées sur ordinateur. L'index "Caffeine" occupe plus de 100 millions de gigaoctets.

Si vous voulez en savoir plus, visitez le site de Google. Une vidéo y explique aussi les améliorations qui sont constamment apportées au moteur de recherche.




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Loi SOPA : pourquoi nous faisons la grève du Web

Article 1 031 - Posté le 18-01-2012 à 13:37

Loi SOPA : pourquoi nous faisons la grève du Web

Si en France, nous n'avons que "Free Mobile" à la bouche, aux Etats-Unis, on ne parle que de la loi SOPA. Le principe, accusé d'imposer une censure du Web, a été sérieusement taclé par La Maison Blanche, ainsi que par de gros acteurs du Web. Le mouvement est suivi jusqu'en France, notamment par le Parti Pirate.

Ce 18 janvier 2012, vous ne pourrez pas accéder au site du Parti Pirate sur le Web. Ce n'est pas une erreur, ce n'est pas une contrainte technique : ce sera notre façon de prendre part à l'opération mondiale "blackout SOPA".

Le gouvernement américain s'apprête à voter deux projets de loi particulièrement dangereux pour Internet à l'échelle mondiale. Ces projets se nomment SOPA et PIPA. Sous prétexte de renforcer la lutte contre le "piratage", ces lois offrent en fait des moyens de censure sans précédent qui mettent en péril la neutralité du Net et la liberté d'expression. Instaurant une présomption de culpabilité, elles permettraient notamment de bloquer arbitrairement l'accès à des sites web, de couper leurs revenus et de les faire déréférencer des moteurs de recherche, et ce sans aucune possibilité de recours.

Une opération "blackout" (fermeture temporaire des sites web) prévue pour le 18 janvier a été lancée par Reddit, et de nombreuses organisations américaines ou mondiales, notamment Minecraft, Mozilla, la Free Software Foundation et la Wikimedia Foundation, ainsi que le service libre de microblogage Identi.ca, ont prévu de suivre l'appel : cf. la liste sur SOPAStrike.

Au-delà de notre solidarité envers les militants américains qui luttent pour leurs libertés fondamentales, ces lois menacent Internet dans son ensemble. En effet, même si le réseau en lui-même n'est pas centralisé, de nombreux services sont centralisés à large échelle : c'est le cas du système des noms de domaines, dont la plupart (notamment les .com, .org, et .net) sont gérés directement par une association de droit américain (l'ICANN). Le système législatif et judiciaire américain peut donc intervenir directement pour bloquer l'accès à un site en lui retirant son nom de domaine ; cela s'est déjà produit en toute illégalité, à plusieurs reprises.

Mais la SOPA ne se contente pas d'imposer le blocage de sites et la confiscation de leur noms de domaines : il est également prévu que les moteurs de recherche et organismes financiers (régies publicitaires, plateformes de paiement en ligne) devront respectivement déréférencer ces sites, et couper leurs sources de revenu… sous peine d'être eux-mêmes considérés complices du site incriminé.

Ces évènements nous concernent tous à moyen terme. D'une part car il s'agit de censure par nom de domaine. Et d'autre part parce que ces lois américaines sont appelées à servir de modèles aux autres pays (de même que le Green Paper de l'administration Clinton avait inspiré la création de la loi DADVSI en France) : ainsi dès le 11 janvier, la Commission européenne en a laissé présager une possible transposition à l'échelle de l'U.E.

Enfin, ces développements montrent clairement dans quelle voie s'engagent la plupart des gouvernements occidentaux (pourtant censément démocratiques) : satisfaire les intérêts privés industriels, au détriment des citoyens et des libertés civiques. C'est d'ailleurs ce qui se joue en ce moment avec le projet de traité international ACTA, sur lequel nous devons tous rester vigilants.

Participer à ce "blackout", c'est donc envoyer un signal fort à l'échelle mondiale, à tous ces dirigeants qui n'ont pas encore mesuré leur responsabilité envers leurs citoyens, le Réseau planétaire et le progrès de l'humanité. Nous n'accepterons pas qu'un pouvoir de censure arbitraire soit donné à des tiers privés.




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Orange dit adieu à sa tablette tactile Tabbee

Article 1 030 - Posté le 17-01-2012 à 12:55

Orange dit adieu à sa tablette tactile Tabbee

La Tabbee, la tablette tactile d’Orange pour très grand public proposée à bas prix, tira sa révérence. Selon Orange, contacté par notre confrère L’Express, « une assistance technique reste toutefois assurée ». Cet arrêt montre néanmoins l’échec d’un produit limité, peu évolutif, et qui souffre aujourd’hui d’une concurrence forte.

Armée d’un écran de 7 pouces pour une définition de 800 x 480 et fonctionnant sous Windows CE (avec une surcouche d’Orange), la Tabbee a été lancée en 2009. Une seconde version a vu le jour en 2010, avec une augmentation de la définition (1024 x 600) et une mise à jour du matériel.

Une concurrence trop forte.

Néanmoins, malgré un tarif plus que modeste (150 € environ), la tablette n’a jamais réussi à percer. La faute à un marché tout d’abord inexistant, à une promotion très faible, un mode de vente (internet) limité et bien sûr à l’arrivée d’une forte concurrence.

De nombreux produits à très bas prix avec un écran d’une taille équivalente (7 pouces) et fonctionnant sous Android ont ainsi envahi le marché depuis deux ans, surtout depuis l’an passé. Et même si ces tablettes sont loin d’être parfaites, elles disposent d’une mise en avant et d’un choix d’applications incomparables avec la Tabbee. Face à une tablette d’Archos ou de ViewSonic par exemple, la Tabbee ne fait ainsi pas le poids.

Orange et Huawei main dans la main.

Notons néanmoins qu’Orange n’abandonne pas pour autant le marché des tablettes, tout du moins à l’étranger. On se rappellera ainsi que l’an passé, l’opérateur français a lancé, en partenariat avec le Chinois Huawei, une tablette de 7 pouces à petit prix sous Android 2.1 à l’intention de l’Espagne, la Roumanie, la Slovaquie et la Pologne.

Et preuve qu’Orange compte toujours sur les tablettes, sa filiale du Royaume-Uni vient de dévoiler une tablette nommée Tahiti. Sans surprise, il s’agit en réalité d’un produit fabriqué par Huawei, toujours avec un écran de 7 pouces, mais sous Android 3.2 cette fois avec un CPU double cœur à 1,2 GHz, le tout pour à peine 69,999 £ avec un abonnement de 25 £ par mois.

Ce type de produit arrivera peut-être en France, mais rien ne l’assure pour le moment.




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